
Le gratte-cochon
Souvent tôt le matin, le fermier, muni d'un lien, allait à la porcherie choisir le cochon qu'on allait immoler. Attaché par une patte arrière, le cochon était présenté au tueur (En wallon: li touweû).
Ce dernier, avec lasso, maintenait le groin du cochon et à l'aide d'un assommoir et/ou d'une hache au revers de laquelle il y avait un pic, tuait le cochon puis l'égorgeait aussitôt. Le sang récolté dans une terrine était directement brassé pour éviter la coagulation, il allait servir à la fabrication du boudin noir.
L'animal était ensuite lavé à grande eau avec une brosse en chiendent puis le tueur coupait les longs poils (la soie) de 5 à 6 cms destinés à la fabrication de pinceaux.
Couché et recouvert de paille et de fougêres sèches il était ensuite brûlé afin d'éliminer la soie. Puis avec de l'eau bouillante et à l'aide du gratte- cochon (photo ci-jointe) on raclait le cuir pour bien le nettoyer...
Et le crochet ? A quoi servait-il ?
Réponse vous sera donnée lors de votre passage au Musée de la Fourche et de la Vie rurale.
Joseph Andrien
Paru dans le n° 379 de
Blegny Initiatives
du 25 sep 2007